Cette première phase vise à la destruction et à l' élimination des graisses adipocytaires.

Pourquoi cette phase est-elle si importante? pourquoi est-il nécessaire de détruire les graisses ? Nous avions étudié de multiples techniques médicales permettant une mobilisation des graisses adipocytaires (injections isolées par exemple).

Ces techniques, avec une efficacité variable, assuraient une sortie du contenu adipocytaire. Cependant, il n'était pas raisonnable d'imaginer que les graisses ainsi déversées dans les tissus puissent être évacuées efficacement ; les triglycérides adipocytaires étaient bien mobilisés : ils demeuraient alors prisonniers des tissus avoisinant la zone traitée.

Plusieurs études en ont attesté, le tissu lymphatique tient un rôle de nettoyage et d'évacuation les graisses libérées dans les tissus ; mais soyons objectifs, le caractère peu rapide et « lymphatique » de ces processus naturels est un inconvénient majeur : les lipides libérés ont une propension nette à recoloniser d'autres adipocytes.

Une mobilisation déplace des graisses qui se réfugient dans d'autres tissus, hors de la zone de conflit. Il n'y a pas d'élimination des graisses. Elles sont bien mobilisées, mais aussi relocalisées peu après : l'on ne fait ici que déplacer un problème qui ne se trouve pas résolu.

Pourquoi associer les IRFA aux KMC ?

Ce qu'il faut comprendre, c'est cette symbiose et cette synchronie : l'idée première était de favoriser la libération des triglycérides sous l'irradiation des IRFA, cette libération est en fait une hydrolyse de ces graisses en acides gras, précédée d'une inhibition du récepteur adipocytaire alpha, ce récalcitrant, cet habituel invaincu.

L'action sur la lipolyse est donc celle-là : l'élévation thermique dans les couches hypodermiques sous l'effet des IRFA provoque une inhibition du récepteur cellulaire alpha, une hydrolyse des triglycérides en acides gras ; puis les acides gras seront précipités dans le cycle de l'acide citrique où ils seront transformés en pyruvates et lactates, métabolites qui serviront de combustible préférentiel aux muscles qui se contractent à proximité : les acides gras libérés sont ainsi consommés par la contraction musculaire.

Biochimie de la lipolyse

Une fois l'hydrolyse produite, les acides gras libérés seront précipités dans le cycle biochimique de l'acide pyruvique, où leur métabolisation les transforme en pyruvates, et en lactates, fournissant ainsi, au muscle qui va se contracter dès après, un combustible préférentiel, immédiatement utilisé, pour fournir l'énergie utile à la contraction.

Dans le même temps, du glucose et de l'ATP sont libérés par les tissus, apportés vers le muscle par l'augmentation de la micro circulation qui est thermo dépendante, et ces derniers métabolites vont optimiser la contractilité musculaire.

Un court-circuit de la consommation habituelle du glucose

Il faut remarquer que l'utilisation de métabolites par le muscle aurait été toute autre dans le cas d'une contraction d'effort. En effet, lors d'un effort physique actif (aérobic), le muscle consomme du glucose et du glycogène, l'utilisation des acides gras est alors très réduite. Le travail actif de type effort sportif accélère le rythme cardio-vasculaire, augmente la perfusion de glucose local et son utilisation, au moins dans les 20 premières minutes de l'exercice. Ce n'est que dans un second temps, après 20 minutes, que les acides gras vont être partiellement utilisés pour les besoins du muscle.

En revanche, lors d'une stimulation électrique passive (anaérobie) par les courants KMC, c'est le phénomène d'hydrolyse des graisses qui est utilisé préférentiellement. Mais seule une libération préalable de ces acides gras par les IRFA permet cette intense consommation de graisse par les muscles. En fait, l'action conjuguée d'une contraction passive et de l'inondation IRFA court-circuite les voies métaboliques habituelles et précipite l'utilisation des réserves grasses locales.

 

  Généralités

     Historique
     Cellulite
     Comparaison

Technologie

     IRFA
     KMC
     Logiciel

Technique

     Lipolyse
     Injections
     Ultrasons

Résultats

     Etude française
     Indications