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Le cycle biochimique précédent se termine. Un glaçage de la zone de traitement permet un retour des téguments à une température normale avant l'induction de la phase suivante. La peau et les plans profonds sont refroidis à une température de 2° Celsius. Cette phase nécessite quelques minutes.
Cette phase fragilise, puis détruit le tissu adipocytaire. Elle utilise le principe biologique de l'osmose : les différences de concentration entre les deux liquides, intra et extra cellulaire, séparés par la membrane semi-perméable de la cellule grasse, s'équilibrent. Il se produit un flux de liquide vers le milieu le plus concentré, c'est-à-dire le milieu intra cellulaire. Le flux osmotique permet d'obtenir une distension de l'adipocyte ; la cellule gonfle, sa membrane se fissure et casse sous la pression, et la cellule meurt. Comment se réalisent ces injections hypotoniques ? Le médecin empaume la zone à traiter pour y former un pli épais. Le liquide hypo¬osmolaire est injecté sur la zone par punctures profondes répétées. Les adipocytes baignés par ce liquide gonflent par phénomène osmotique. L'adipocyte pourra ainsi atteindre un volume 27 fois supérieur à celui d'origine. Cette surtension sur les parois cellulaires provoque un éclatement de la membrane adipocytaire. Les débris cellulaires seront évacués par les macrophages, puis par le système lymphatique. Ces résidus passent ensuite vers le système cave, sont filtrés par les reins, et éliminés avec les urines. Progressivement au fil des séances, le volume des zones traitées diminue visiblement. Quelle est la composition du soluté hypo osmolaire ? La base de cette formule est un sérum isotonique de chlorure de sodium (sérum physiologique) qui sera plus ou moins dilué en fonction de :
Pour choisir une dilution spécifique et optimisée, pour obtenir un maximum d'efficacité et éviter toute agressivité du produit, il faut au praticien une formation sérieuse et une bonne expérience personnelle.
Les phases 2 et 3 ont pour rôle, d'une part, de fragiliser les cellules grasses résiduelles, puis, d'autre part, de détruire les parois membranaires. Les cellules mortes seront évacuées du terrain par les macrophages et convoyées vers le système lymphatique. Arrêtons nous un instant, et précisons un élément important pour la compréhension de l'ensemble : il faut que les cellules soit réellement détruites pour que le système lymphatique puisse les éliminer.
Il faut prévoir que de légers hématomes ou un oedème de la zone traitée peuvent se produire ; ces phénomènes restent discrets et durent tout au plus deux ou trois jours après la séance. Il n'y a évidemment pas lieu de prévoir un arrêt de travail après ce traitement, un simple repos d'une heure ou deux conviendra ; Il faudra s'attendre à un léger oedème des zones traitées, parfaitement normal et dissipé en quelques jours. |
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